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CNR "Bien vieillir" : L'Uniopss conviée par le ministre au lancement de la démarche
Note d'information du 21/10/2022

Le 11 octobre dernier, l'Uniopss, représentée par son président, Daniel Goldberg, et par son directeur général, Jérôme Voiturier, était présente lors du lancement, par Jean-Christophe Combe, du Conseil national de la refondation dédié au "bien vieillir".

Lors de la présentation de cette démarche qu'il a qualifiée de "Fabrique du bien vieillir" pour souligner la visée opérationnelle de celle-ci, le ministre des Solidarités, de l'Autonomie et des Personnes handicapées a évoqué une déclinaison en trois temps :
- De novembre à mars : dix ateliers dans dix départements de métropole et d’Outre-Mer ;
- En avril : trois séminaires de restitution, un par thématique ;
- En mai : une feuille de route de mise en œuvre concrète.
A noter que le ministre n’exclut pas une loi ("grande ou petite") si nécessaire...

Trois chantiers thématiques vont ainsi être engagés dans le cadre de ce CNR : "Adapter la société" (co-animé par Luc Broussy et Florence Thibaudeau-Rainot) ; "Promouvoir la citoyenneté et le lien social" (co-animé par Martine Gruère et Yann Lasnier) ; "Revaloriser les métiers" (co-animé par Myriam El Khomri et Dafna Mouchnik).

Lors de son intervention, Jean-Christophe Combe a indiqué : "Depuis 2018, 18 rapports et 372 propositions ont été produites sur le sujet. L’heure n’est plus aux constats mais à la mise en œuvre des solutions. Des propositions opérationnelles, le gouvernement en mettra sur la table."
Le constat est donc largement partagé et les décisions sont toujours attendues, à la hauteur des besoins et du vieillissement de la population.

L'Uniopss tient donc à souligner plusieurs points importants à prendre en compte :
- Les acteurs de terrain que sont les associations doivent être réellement impliqués dans la co-construction des réponses qui seront apportées, ainsi que dans leurs modalités d'évaluation.
- Une régulation du secteur est nécessaire, comme l'ont montré les scandales récents dans le secteur lucratif : il appartient aux élus locaux et aux services de l’État et des départements de décider quel modèle est à favoriser.
- La pénurie des métiers de l'humain ne permet pas de se projeter sans que cette question urgente soit prise en compte : nous proposons des "Assises régionales de l'emploi des solidarités" avec l’État, la Région, les départements et les acteurs de terrain pour faire un état des lieux des besoins actuels et à venir.
- L'urgence de la situation budgétaire de beaucoup d'associations doit être réellement prise en compte par l’État et les départements. Si les structures associatives sont fragilisées ou disparaissent, c'est l'ensemble de la population qui verra les possibilités d'accompagnement diminuer.
- Il faut lier l'ensemble des politiques publiques. D'où le besoin d'une loi autonomie. Par ailleurs, comment penser le "bien vieillir" avec une réforme de l'allocation chômage et une réforme des retraites qui vont durcir les règles, particulièrement pour les seniors, qui sont très nombreux sans emploi ?
- Enfin, nous appelons à ce que l'on pense aussi le "bien vieillir" en termes d'inégalités sociales et territoriales : l'espérance de vie et l'espérance de vie en bonne santé ont en effet près de 15 ans de différence selon le niveau social...


(c) Réseau Uniopss-Uriopss, 24/10/2022
FICHE N°112253
Mis à jour le : 24/10/2022
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personne âgée - vie associative - service à la personne
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